"Mister ?! One sol !"
Le problème de la pauvreté dans le monde est tellement difficile à gérer, non seulement économique, mais aussi mentalement. Et quand on parle de pauvreté, il faut inmanquablement un jour parler de mendicité, surtout lorsqu'une petite histoire un peu particulière vous arrive. Rien de bien méchant, mais cela permet de faire réfléchir.
Donc, c'était samedi soir et notre "cena romantica", comme me dit ma femme. Et donc, nous voilà partis pour le centre de Miraflores, ce district touristico-commercial huppé où je vis. On s'est donc décidés à prendre le bus par toute l'avenue où on réside pour descendre à ce fameux rond-point où se rassemblent un cinéma moderne, un Mc Dos, un centre commercial, des magasins d'électronique, le commissariat, des restos et un parc. Oui, tout ça. Ca sent le fric, et évidemment, les pauvres s'y tasseront un peu pour avoir leur part du gâteau. C'est là qu'en traversant la mini-galerie du cinéma mentionné, nous nous voyons pourchassés par une pauvre qui nous apostrophe avec son "Mister ?! One sol !" C'est vrai qu'avec mon physique typiquement occidental, ma taille de 10 centimètres au-dessus du maximum national (j'exagère à peine), j'attire les regards des envieux. Mais là n'était pas totalement le problème. J'y suis habitué, en fait. Mais une chose à laquelle je ne serai JAMAIS habitué, ce sont ces gosses qui font la manche pour leurs parents. Parce qu'effectivement, c'est une gosse de 4 ou 5 ans qui m'apostrophe ainsi en anglais. Comme d'habitude, elle insiste un peu, ce qui a tendance à m'énerver évidemment. Mais comme je marche vite (et que ma femme me suit), la gosse (bon la fille, parce que le mot "gosse", c'est péjoratif) lâche prise. Et donc, on s'en va manger.
On revient donc par le même parc, et là, que se passe-t-il ? Une autre enfant avec son "Mister, one sol !" Pas la même ! 2 pour le prix d'1 ! Et là, elle commence à sérieusement insister en me tapant sur ma jambe et le bas du ventre. Je décide de rester calme et de pas répondre, et la petite fille demande à ma femme : "Senorita, pourquoi ne répond-il pas ?" J'ai même pas écouté ce qu'a dit ma femme, et moi, je me suis retenu de répondre moi-même. Finalement, la fille s'est cassée ... vers sa mère qui attendait 5 mètres plus loin. C'est comme ça que ça se passe ici : la fille fait la manche pour les parents, reçoit la monnaie, la donne à ses parents ... qui ne leur donnent rien. C'est comme ça ...Les parents sont des brutes.
Voilà, j'ai raconté cela sur un ton négatif. Je suis peut-être criticable, mais la mendicité m'a toujours posé problème : en accord avec mes idées, je devrais peut-être les aider, mais j'estime que ce sont les plus riches qui doivent donner (ce qu'ils ne feront pas sauf si on les braque, hé, je blague hein !) et pas moi. Quant au reste, cette forme d'esclavagisme des enfants est scandaleuse. Les parents sont des salopards, rien n'est fait pour contenir la pauvreté, et je ne demande même pas qu'on les expulse des quartiers riches.
Donc, c'était samedi soir et notre "cena romantica", comme me dit ma femme. Et donc, nous voilà partis pour le centre de Miraflores, ce district touristico-commercial huppé où je vis. On s'est donc décidés à prendre le bus par toute l'avenue où on réside pour descendre à ce fameux rond-point où se rassemblent un cinéma moderne, un Mc Dos, un centre commercial, des magasins d'électronique, le commissariat, des restos et un parc. Oui, tout ça. Ca sent le fric, et évidemment, les pauvres s'y tasseront un peu pour avoir leur part du gâteau. C'est là qu'en traversant la mini-galerie du cinéma mentionné, nous nous voyons pourchassés par une pauvre qui nous apostrophe avec son "Mister ?! One sol !" C'est vrai qu'avec mon physique typiquement occidental, ma taille de 10 centimètres au-dessus du maximum national (j'exagère à peine), j'attire les regards des envieux. Mais là n'était pas totalement le problème. J'y suis habitué, en fait. Mais une chose à laquelle je ne serai JAMAIS habitué, ce sont ces gosses qui font la manche pour leurs parents. Parce qu'effectivement, c'est une gosse de 4 ou 5 ans qui m'apostrophe ainsi en anglais. Comme d'habitude, elle insiste un peu, ce qui a tendance à m'énerver évidemment. Mais comme je marche vite (et que ma femme me suit), la gosse (bon la fille, parce que le mot "gosse", c'est péjoratif) lâche prise. Et donc, on s'en va manger.
On revient donc par le même parc, et là, que se passe-t-il ? Une autre enfant avec son "Mister, one sol !" Pas la même ! 2 pour le prix d'1 ! Et là, elle commence à sérieusement insister en me tapant sur ma jambe et le bas du ventre. Je décide de rester calme et de pas répondre, et la petite fille demande à ma femme : "Senorita, pourquoi ne répond-il pas ?" J'ai même pas écouté ce qu'a dit ma femme, et moi, je me suis retenu de répondre moi-même. Finalement, la fille s'est cassée ... vers sa mère qui attendait 5 mètres plus loin. C'est comme ça que ça se passe ici : la fille fait la manche pour les parents, reçoit la monnaie, la donne à ses parents ... qui ne leur donnent rien. C'est comme ça ...Les parents sont des brutes.
Voilà, j'ai raconté cela sur un ton négatif. Je suis peut-être criticable, mais la mendicité m'a toujours posé problème : en accord avec mes idées, je devrais peut-être les aider, mais j'estime que ce sont les plus riches qui doivent donner (ce qu'ils ne feront pas sauf si on les braque, hé, je blague hein !) et pas moi. Quant au reste, cette forme d'esclavagisme des enfants est scandaleuse. Les parents sont des salopards, rien n'est fait pour contenir la pauvreté, et je ne demande même pas qu'on les expulse des quartiers riches.
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