Tout le bonheur du monde
Je suis revenu hier à 20h30, en pleine nuit pour vous et, décallage horaire oblige, me voilà debout à 6h15. Et puis en plus, le jour se lève plus vite. Ce sera bientôt l'été.
Tout ça me permet de vous dire que tout va bien. En fait, je crois que je me suis rarement senti aussi bien. Et ce fut une réelle délivrance de franchir les portiques de sortie à l'aéroport de Lima et d'apercevoir ma chère et tendre. J'ai eu un voyage de retour d'abord très agréable, un coup de rouge et de blanc aidant. Mon vol Caracas-Lima fut nettement plus calamiteux dû notamment aux travaux (nécessaires !) de réfection de l'aéroport Simon Bolivar qui nous ont obligé de partir avec 1h de retard. De plus, je me suis retrouvé en dernière file dans le coin, serré entre un Allemand et la paroi. Un Français, un Allemand, un Belge parlant espagnol ... La Vieille Europe d'une drôle de manière, mais bien sympathique. Mon transit à Caracas fut stressant parce que j'ai eu droit à une employée de TACA peu pressée de me donner mon Boarding Pass alors qu'elle répondait à toutes les sollicitudes des autres gens, et je fus donc l'antépénultième à pénétrer dans la cabine. Plutôt rare, moi qui ne fait jamais dans le détail. Quelques turbulences et des éclairs sous l'avion ont ponctué le dernier voyage, un passage à l'immigration avec des fonctionnaires toujours aussi souriants. Les seuls qui sourient à ce moment, ce sont les Français. Dingue quand on y pense. A ce sujet, quand je suis arrivé à CDG avec ma bouteille d'eau, on m'a gentiment enjoint de boire toute la bouteille au moment de passer la sécurité, tout ça d'une manière très diplomate. J'ai pas pu m'empêcher, toujours avec le sourire adéquat, "s'ils avaient les toilettes à côté". Bon ...
Ce fut donc une pause animée d'un certain paradoxe : ma séparation (temporaire !) de ma femme m'a permis de faire le point, ce qui est toujours positif. Avec elle, je n'aurais pu le faire. Mais, dans le même temps, je m'imaginais mille raisons de ne plus pouvoir la revoir, même dans les plus brefs délais. C'est pour ça que ce fut une réelle délivrance de pouvoir la reserrer dans mes bras.
Je n'étais pas moi là-bas. Quand on vit avec une femme depuis 3 ans, on perd une moitié physique, mais donc tous ses sentiments et sa sensibilité. C'est là qu'on voit que vivre seul est vraiment intolérable.
Avec ce retour au pays, j'ai pu aussi me rendre compte -très vite - que j'avais bien fait de me casser. Il m'a fallu 2 jours pour comprendre que j'en avais ras-la-casquette des gens de là-bas, des égoïstes hypocrites nombrilistes malhonnêtes. Et je suis sacrément heureux de revenir au Pérou, un pays où, malgré tous ses défauts, je me sens nettement plus en harmonie qu'en Belgique. Comme dit Michael Moore à propos de son propre pays : "J'adore ce pays et ces merveilleux cinglés qui l'habitent !"
Voilà, c'est peut-être réellement maintenant que va commencer ma vie en couple, où on va devoir prendre des décisions qui vont influencer toute notre vie. L'année prochaine, on envisage l'Argentine.
Pour mon blog, il est probable que je me limite à des mises à jour hebdomadaires. Je doute qu'il y ait un arrêt total, mais je dois consacrer ma vie aussi à d'autres choses.
Tout ça me permet de vous dire que tout va bien. En fait, je crois que je me suis rarement senti aussi bien. Et ce fut une réelle délivrance de franchir les portiques de sortie à l'aéroport de Lima et d'apercevoir ma chère et tendre. J'ai eu un voyage de retour d'abord très agréable, un coup de rouge et de blanc aidant. Mon vol Caracas-Lima fut nettement plus calamiteux dû notamment aux travaux (nécessaires !) de réfection de l'aéroport Simon Bolivar qui nous ont obligé de partir avec 1h de retard. De plus, je me suis retrouvé en dernière file dans le coin, serré entre un Allemand et la paroi. Un Français, un Allemand, un Belge parlant espagnol ... La Vieille Europe d'une drôle de manière, mais bien sympathique. Mon transit à Caracas fut stressant parce que j'ai eu droit à une employée de TACA peu pressée de me donner mon Boarding Pass alors qu'elle répondait à toutes les sollicitudes des autres gens, et je fus donc l'antépénultième à pénétrer dans la cabine. Plutôt rare, moi qui ne fait jamais dans le détail. Quelques turbulences et des éclairs sous l'avion ont ponctué le dernier voyage, un passage à l'immigration avec des fonctionnaires toujours aussi souriants. Les seuls qui sourient à ce moment, ce sont les Français. Dingue quand on y pense. A ce sujet, quand je suis arrivé à CDG avec ma bouteille d'eau, on m'a gentiment enjoint de boire toute la bouteille au moment de passer la sécurité, tout ça d'une manière très diplomate. J'ai pas pu m'empêcher, toujours avec le sourire adéquat, "s'ils avaient les toilettes à côté". Bon ...
Ce fut donc une pause animée d'un certain paradoxe : ma séparation (temporaire !) de ma femme m'a permis de faire le point, ce qui est toujours positif. Avec elle, je n'aurais pu le faire. Mais, dans le même temps, je m'imaginais mille raisons de ne plus pouvoir la revoir, même dans les plus brefs délais. C'est pour ça que ce fut une réelle délivrance de pouvoir la reserrer dans mes bras.
Je n'étais pas moi là-bas. Quand on vit avec une femme depuis 3 ans, on perd une moitié physique, mais donc tous ses sentiments et sa sensibilité. C'est là qu'on voit que vivre seul est vraiment intolérable.
Avec ce retour au pays, j'ai pu aussi me rendre compte -très vite - que j'avais bien fait de me casser. Il m'a fallu 2 jours pour comprendre que j'en avais ras-la-casquette des gens de là-bas, des égoïstes hypocrites nombrilistes malhonnêtes. Et je suis sacrément heureux de revenir au Pérou, un pays où, malgré tous ses défauts, je me sens nettement plus en harmonie qu'en Belgique. Comme dit Michael Moore à propos de son propre pays : "J'adore ce pays et ces merveilleux cinglés qui l'habitent !"
Voilà, c'est peut-être réellement maintenant que va commencer ma vie en couple, où on va devoir prendre des décisions qui vont influencer toute notre vie. L'année prochaine, on envisage l'Argentine.
Pour mon blog, il est probable que je me limite à des mises à jour hebdomadaires. Je doute qu'il y ait un arrêt total, mais je dois consacrer ma vie aussi à d'autres choses.
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