Quand je serai grand, je serai polyglotte !
Pour terminer mon mois d'octobre, il m'avait été assigné d'examiner des élèves d'une autre classe. Je pense que j'en avais déjà parlé : pour une question d'objectivité, les profs d'examens institutionnels s'échangent leur cours et je me suis donc rendu à un cours où il manque 3 mois aux élèves pour terminer leur cursus. Autant dire qu'ils devraient notamment savoir parler de sujets techniques, comme la société multiculturelle, le réchauffement climatique, les grands problèmes de notre temps.
J'ai eu droit à des élèves de tous les niveaux, et même du très bon. Mais aussi du mauvais .. J'ai eu droit notamment à une élève que j'avais eue il y a plus d'un an à un niveau intermédiaire et qui avait fini par rencontrer ma femme dans un cours ultérieur et est devenue une de ses amies. Je me suis très vite rendue compte que cette fille avait très peu évolué depuis le cours où je l'avais laissé (9 mois de différence !). Elle ne savait pas faire de jolies phrases, ne respectait pas la conjugaison des verbes en -er, avait oublié les règles du partitif, et j'en passe. Evidemment, elle est passée à la trappe.
J'en ai donc parlé à ma femme qui m'a alors confié que ce n'était pas la première fois qu'elle avait été recalée, que le cycle d'avant aussi. Autant dire qu'elle va souffrir ces prochains mois. Mais c'est après que j'ai eu la raison de ce niveau très faible quand ma femme a ajouté : "Tu sais, elle apprend le français, l'anglais, le portugais, et le quechua en même temps !" Tout s'explique évidemment. Aucune responsabilité de la part des profs, sauf celle de la laisser réussir avec un niveau déplorable. La responsabilité, c'est bien elle qui doit l'assumer, tout en sachant bien que c'est aussi la société péruvienne, fortement tournée vers la "mondialisation" qui impose cela.
Petite remarque positive néanmoins : malgré la prononciation parfois calamiteuse, et le manque de de respect de certaines règles élémentaires dans les langues étrangères, les Péruviens sont très forts pour vouloir apprendre les langues étrangères. Déjà que ma femme a exprimé sa volonté d'apprendre le néérlandais ... Une sacrée leçon pour les francophones de la périphérie bruxelloise qui ne parlent toujours pas le flamand après 20 ans passés dans une région néérlandophone !
J'ai eu droit à des élèves de tous les niveaux, et même du très bon. Mais aussi du mauvais .. J'ai eu droit notamment à une élève que j'avais eue il y a plus d'un an à un niveau intermédiaire et qui avait fini par rencontrer ma femme dans un cours ultérieur et est devenue une de ses amies. Je me suis très vite rendue compte que cette fille avait très peu évolué depuis le cours où je l'avais laissé (9 mois de différence !). Elle ne savait pas faire de jolies phrases, ne respectait pas la conjugaison des verbes en -er, avait oublié les règles du partitif, et j'en passe. Evidemment, elle est passée à la trappe.
J'en ai donc parlé à ma femme qui m'a alors confié que ce n'était pas la première fois qu'elle avait été recalée, que le cycle d'avant aussi. Autant dire qu'elle va souffrir ces prochains mois. Mais c'est après que j'ai eu la raison de ce niveau très faible quand ma femme a ajouté : "Tu sais, elle apprend le français, l'anglais, le portugais, et le quechua en même temps !" Tout s'explique évidemment. Aucune responsabilité de la part des profs, sauf celle de la laisser réussir avec un niveau déplorable. La responsabilité, c'est bien elle qui doit l'assumer, tout en sachant bien que c'est aussi la société péruvienne, fortement tournée vers la "mondialisation" qui impose cela.
Petite remarque positive néanmoins : malgré la prononciation parfois calamiteuse, et le manque de de respect de certaines règles élémentaires dans les langues étrangères, les Péruviens sont très forts pour vouloir apprendre les langues étrangères. Déjà que ma femme a exprimé sa volonté d'apprendre le néérlandais ... Une sacrée leçon pour les francophones de la périphérie bruxelloise qui ne parlent toujours pas le flamand après 20 ans passés dans une région néérlandophone !
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