Le séisme et les médias
J'ai déjà un peu parlé des médias, y compris dans mon dernier billet. Arnaud ne les rate pas aussi. Mais pour un peu illustrer ce que je disais, j'ai décidé de filmer ma télévision au moment où une journaliste interviewe une parente de gens vivant à Huancavelica. Et je dois dire que j'ai eu de la chance, si je puis dire (je voudrais pas faire dans le voyeurisme, je fais juste mon travail à la place de certains journalistes).
La fille appelle donc à l'aide et voici ce qu'elle dit : "Je demande au Président et à ses coordinateurs de ne pas oublier les gens d'un village du département de Huancavelica (oups, là je vous écris, et une nouvelle réplique se fait sentir). Là-bas, ils sont en train de dormir dans un stade parce que les maisons ont aussi été détruites là-bas. Il fait très froid parce qu'on est dans la Sierra de Chincha."
La journaliste ajoute que "effectivement les conditions sont dramatiques et qu'ils ont besoin de nous. C'est peut-être facile de le dire ici de Lima, mais là-bas, les gens souffrent durement".
Ceci est donc le fabuleux travail de TV Peru qui continue à faire son travail d'info sans interruption depuis le séisme (ça fait plus de 3 jours maintenant) et il faut vraiment saluer cela. Cet extrait montre aussi qu'il y a bien des gens totalement oubliés, et dans des conditions encore pires qu'à Pisco, parce qu'il y fait plus froid. Le département de Huancavelica se trouve à environ 3000m d'altitude et en hiver, la température est proche de 0° durant la nuit. Je vous laisse imaginer les conditions pour les petits enfants. Mais pour l'instant, rien n'a été fait pour ces gens-là ! Rien de rien !!
A part ça, les autres médias ont eux repris le cours normal de leurs conneries. A part le foot, on apprend que Materaciste a vraiment traité la soeur de Zidane de "sale p******", que Federer est en finale à Cincinatti comme Henin à Toronto. Chayanne, un boys band puerto-ricain à lui tout seul entame une tournée. Skype a été rétabli. Le dollar baisse et en plus je n'ai plus de papier cul. Ah non, ça, ça ne fait pas encore des gros titres. Ca tombe bien, je m'apprête à sortir. Je vais passer par les QG des médias de Lima pour leur annoncer la nouvelle. Au besoin, je vous donne mon numéro de compte si vous trouvez la solution scandaleuse. J'aurai sans doute plus de chance que ces pauvres gens du Sud.
Allez, a ciao, bonsoir !
La fille appelle donc à l'aide et voici ce qu'elle dit : "Je demande au Président et à ses coordinateurs de ne pas oublier les gens d'un village du département de Huancavelica (oups, là je vous écris, et une nouvelle réplique se fait sentir). Là-bas, ils sont en train de dormir dans un stade parce que les maisons ont aussi été détruites là-bas. Il fait très froid parce qu'on est dans la Sierra de Chincha."
La journaliste ajoute que "effectivement les conditions sont dramatiques et qu'ils ont besoin de nous. C'est peut-être facile de le dire ici de Lima, mais là-bas, les gens souffrent durement".
Ceci est donc le fabuleux travail de TV Peru qui continue à faire son travail d'info sans interruption depuis le séisme (ça fait plus de 3 jours maintenant) et il faut vraiment saluer cela. Cet extrait montre aussi qu'il y a bien des gens totalement oubliés, et dans des conditions encore pires qu'à Pisco, parce qu'il y fait plus froid. Le département de Huancavelica se trouve à environ 3000m d'altitude et en hiver, la température est proche de 0° durant la nuit. Je vous laisse imaginer les conditions pour les petits enfants. Mais pour l'instant, rien n'a été fait pour ces gens-là ! Rien de rien !!
A part ça, les autres médias ont eux repris le cours normal de leurs conneries. A part le foot, on apprend que Materaciste a vraiment traité la soeur de Zidane de "sale p******", que Federer est en finale à Cincinatti comme Henin à Toronto. Chayanne, un boys band puerto-ricain à lui tout seul entame une tournée. Skype a été rétabli. Le dollar baisse et en plus je n'ai plus de papier cul. Ah non, ça, ça ne fait pas encore des gros titres. Ca tombe bien, je m'apprête à sortir. Je vais passer par les QG des médias de Lima pour leur annoncer la nouvelle. Au besoin, je vous donne mon numéro de compte si vous trouvez la solution scandaleuse. J'aurai sans doute plus de chance que ces pauvres gens du Sud.
Allez, a ciao, bonsoir !
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