Trois Belges au bout du Pérou

Publié le par El Nino


Il y a déjà quelques temps, je vous avais parlé de l’émission « Les Belges du bout du monde » diffusée le 25 mars 2007 sur La Première.

Comme je l’avais signalé, vous pouvez télécharger le Podcast sur le site de La Première. Le but de cette petite entrée est donc de vous donner à la bouche pour écouter cette émission, mais aussi de découvrir le Pérou.

Je ne vais pas parler de tout ce qui se dit dans cette émission, je vais juste l’introduire.

Cette émission est présentée par Adrien Joveneau.  Adrien, c’est pas un mauvais bougre, mais il est un peu gonflant parfois avec certains clichés. En gros, c’est un journaliste faussement naïf (un peu comme beaucoup). Il vous introduit le Pérou avec quelques clichés sur les musiciens de rue qui passent de la musique sur cassette, mais aussi sur ces départements « qui n’ont aucune banque ». Donc, ne soyez pas surpris par certaines réflexions que certains péruviens n’aimeraient pas.

Ce petit « malaise », je crois qu’on le ressent dans les réactions de Thomas, qui rigole un peu en se moquant du journaliste. Une de ces réactions qui m’a le plus plu, c’est quand il doit décrire au début le département où il se trouve. Notre Belge répond alors, avec un accent bien de chez nous : « C’est vert hein ». Difficile d’être certain, mais j’ai la nette impression qu’il voulait rappeler que le vert (la végétation), il y en avait aussi au Pérou.

Lors de l’explication de son travail, l’animateur s’est aussi fendu d’une remarque sur les pirogues de l’Amazone « qui faisaient penser à Tintin et le Temple du Soleil ». Il faudrait quand même rappeler qu’Hergé avait une vision raciste et colonialiste du monde.

Plus sérieusement, Thomas a pas mal présenté son projet de « souveraineté alimentaire », avec le parcours, les réalités, le contact avec les gens. Un des exemples que Thomas a cité sur la réalité péruvienne est cette histoire de « canon pétrolier » qui reverse de l’argent issu de Repsol aux maires, qui gagnent un pognon fou, alors que les populations sont dans la pauvreté.

On a eu droit aussi au parcours de Thomas en Belgique, mais aussi son désir de venir au Pérou et l’origine.

Une autre partie très intéressante est sur les différences entre Lima et la province, et Thomas m’a fait plaisir en signalant que les habitants de Lima sont à la limite racistes (contrairement à ce que peut penser Adrien Joveneau). Evidemment, cette histoire d’étrangers a fait dire à l’animateur que Thomas était un « gringo » là-bas. On se demande vraiment à quoi ça rime.

Marilou a aussi pris la parole, notamment sur l’histoire de famille, et la naissance d’Elisa. Quelques échanges sur le tourisme, la vie quotidienne (les fiestas) ont aussi eu lieu, montrant le côté très social du Pérou, ce qui a permis de faire une jolie remarque sur « ces pauvres Belges vivant dans le luxe en faisant une gueule jusque par terre alors qu’au Pérou, on est plus spontané ». Et tout cela malgré les inégalités criantes. « C’est effrayant », a conclu Marilou.

Je ne vais pas aller plus loin. J’ai fait cela à la va-vite comme on dit. J’espère que Mato et Marilou liront ces quelques lignes. Emma peut faire passer le message.

 

Le site de la petite famille : http://www.matoetmarilou.net/

Publié dans Voyage et Nature

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