Repartir au combat ... ?

Publié le par El Nino


Il y a des jours où ... Vous lisez un truc, vous en voyez un autre, vous vous faites une réflexion. Vous vous dites que tout cela, c'est pas possible. Que les choses ne tournent pas rond. Que l'injustice gangrène la société péruvienne. Que les riches liméniens des beaux quartiers de San Isidro, Miraflores, La Molina se pavanent dans leur opulence et donnent des leçons de morale et de démocratie aux pauvres qui vivent dans les quartiers de San Juan de Lurigancho, Ate ... et je ne parle même pas du reste du pays. Certains endroits sont remplis de pauvres à 90%. Comment peut-on dire que le Pérou est un pays démocratique à ce moment-là ?
Alors oui, tout cela, on a envie de le dénoncer, de le crier pour que la Terre entière l'entende, pour que les Péruviens aient enfin les yeux en face ces trous. Je lisais encore il y a moins d'une heure une citation de Goethe qui irait très bien à ce peuple andin :
"Nul n'est plus esclave que celui qui se croit libre sans l'être".  Parce que oui, les Péruviens se croient sortis des ténèbres de l'esclavage, du féodalisme colonialiste, et de la dictature fujimoriste. Ils sanctifient la démocratie jusqu'à l'utiliser pour justifier leurs pires actes "parce que c'est un droit". Ils sont esclaves de la "démocratie" libérale dont les pseudos-valeurs sont imposées par un nouveau Dieu qui s'appelle "Le Marché". Ce sont des esclaves de leur propre aliénation, de la pseudo-modernité qui les conduit à ravager leur prestigieux passé et à en dénigrer les derniers représentants. Mais en réalité, ils sont toujours dans le passé des années 90 de l'intolérance, et de l'ultra-individualisme. Et cela est forcément intolérable. Alors, oui, ces derniers temps, j'ai envie de réécrire.
Mais cela est tellement honteux qu'il est difficile de le supporter et de l'analyser avec la plus extrême froideur, sans se laisser emporter par la colère, la révolte, et les sentiments les plus déprimants. Alors non ... repartir au combat, oui, mais pas comme ça. Peru Real reviendra certainement un jour, demain, dans une semaine, dans un mois, dans un an, ... qui peut le prévoir ? Le jour viendra où il sera temps que je dénonce l'immoral de la situation. Et comme le disait le regretté "Che" Guevara : "Je ne prendrai aucun repos jusqu'à ce que soient annihilés ces poulpes capitalistes".




Commenter cet article