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Réalité péruvienne

"Pour Péruaniser le Pérou, il faut soudre les profondes racines historiques de notre nationalité : savoir valoriser ce qui est précieux dans notre culture, faire que ce qui est nôtre soit à nous. Lutter pour que le Pérou redevienne lui-même et surpasser notre séculaire aliénation"

(José Carlos Mariategui)

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par El Nino publié dans : Education & Santé
Samedi 16 février 2008
Je surfais comme ça sur le site de l'INEI, et j'y ai découvert des chiffres assez étonnants :



Il s'agit donc de l'évolution du nombre de diplômés dans l'Education Supérieure Universitaire, de 1994 à 2004.
J'entends partout au Pérou que l'éducation publique est de la merde, mais que constate-je ? Que le nombre de diplômés des universités publiques double presque en 10 ans alors que celui des universités privées augmente de 60%. Evidemment, il y a sans doute plusieurs facteurs qui expliquent ce succès et cette réussite, mais je me dis surtout que s'il y a autant d'élèves qui vont et réussissent dans le public, c'est que ce n'est pas forcément de la merde. A noter que, selon ces chiffres, le nombre tend à stagner ces dernières années, aussi bien dans le public que dans le privé. Il y a peut-être aussi moins d'inscriptions, qui sait ...

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Commentaires

On peut faire dire ce que l'on veut aux statistiques.
Je ne connais pas le sujet mais je vais me faire l'avocat du diable et interpréter ton tableau autrement :
- il est plus facile de réussir dans une université publique que dans une université privée donc l'enseignement public est de moins bonne qualité;
- s'il y a autant d'élèves qui vont dans le public (et y réussissent), c'est probablement parce que c'est moins cher.

Et puis, on peut se poser d'autres questions :
- quel est l'évolution du nombre d'inscrits dans chaque type d'université ?
- quel est le taux de réussite ?
- de quelles universités viennent les étudiants que les employeurs préfèrent ?

Un exemple : en Belgique, le taux de réussite des études d'ingénieur commercial est le plus élevé à Mons et le plus bas à l'ULB dans l'école de Commerce Solvay; mais le diplôme de l'ULB a deux fois plus de valeur que celui de Mons (et même à Mons, il y a une différence énorme entre la FUCAM et Warocquez) pour les employeurs. CQFD.
commentaire n° : 1 posté par : Patakes le: 16/02/2008 11:08:39

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