Répression et censure

Publié le par El Nino

D'abord, une petite mise au point concernant les derniers commentaires :

Je travaille 8h par jour, et j'ai du temps libre entre 13h et 16H. Ce temps libre, je l'utilise pour manger, un peu me reposer et surfer. Le soir, j'ai aussi un peu de temps libre, mais je ne peux pas tout faire. J'ai aussi une femme, et j'ai un peu envie de relacher la pression. Je vous demande donc, malgré l'actualité qui s'emballe un peu, d'être tolérant par rapport à l'activité. Je suis le premier à espérer faire quelque chose de cohérent et complet, mais ce n'est pas toujours possible. J'espère que mon ami Arnaud va sortir de sa torpeur un de ces jours, mais je suis persuadé qu'il a aussi beaucoup de boulot à l'AF.
Je suis désolé pour les infos qui ne sont pas peut-être pas toujours parfaites, mais la vie est ainsi. Merci d'avance pour votre compréhension.

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Donc, il y a eu 1 mort et 21 blessés dans des affrontements entre des paysans et la police à Andahuaylas,  au Sud-Est de Lima. Selon le représentant du Front Agricole d'Apurimac, la police a exercé des violences contre les paysans. Ceux-ci demandaient une réduction du coût des fertilisants dont le prix actuel est à 105 soles (l'équivalent en Standard de Pouvoir d'Achat de 100€) et la réduction du prix de l'électricité qui a grimpé de 70%.

Dans la même région, toujours à Andahuaylas, la censure s'abat sur les journaux et les radios. J'ai reçu ce matin un courriel de Tankar Amaru :

 

Amenaza contra la prensa

Por Tankar Rau-Rau Amaru

Este último fin de semana nos ha traído algunos sinsabores a los periodistas. Alguien, un despistado, un malintencionado, ha informado a Lima diciendo que los periodistas kechwas Neo Vílchez y Guy Arias están promoviendo una asonada violenta en Andahuaylas con una supuesta toma de la comisaría. Esta malhadada noticia, que debe haberle causado risa a nuestros amigos de Radio Karibeña, salió incluso en un periódico chilenófilo llamado El Comercio. La noticia no sólo quedó en el país. Voló allende las fronteras, gracias a la red (fue difundida por AP).

Sin embargo, el artero ataque a Karibeña de Andahuaylas no termina ahí. Según los agentes de inteligencia kechwas, el presidente regional habría llamado a Guy Arias amenazando con cerrarle la radio y por eso ayer no habría salido al aire. “Tienes que atenerte a las consecuencias por apoyar al paro”, le habría dicho este mandón de bolsillo. ¿Será cierto eso? Guy Arias debe negarlo o confirmarlo. Si esto es cierto, entonces estamos hablando de algo serio. Pensamos que hay en camino algún plan maquiavélico contra esa radioemisora kechwa, el único que cumplió con su tarea de informar, aparte de Radio Agricultura, sobre los acontecimientos del fin de semana.

En cuanto a OPINION, nos ha llegado un mensaje conminatorio del lado del gobierno de turno, algo sospechoso en momentos en que el país vive una pequeña crisis. ¿Qué buscan? ¿Quieren cerrar el diario OPINION? ¿Quieren silenciar Karibeña?

En los próximos días sabremos adonde caminan aquellos que nos quieren dejar sin voz y sin palabras. ¿Nos quieren cerrar un periódico? Abriremos diez. ¿Quieren silenciar una radio? Abriremos veinte. ¿Quieren atar nuestras manos para que no sigamos diciendo la verdad? Escribiremos cinco veces más. ¿Nos quieren cerrar la boca? Gritaremos en voz de miles…

El poder no dura, sobre todo en estos tiempos de la guerra asimétrica. Así que quienes se abusan del poder, deben pensarlo dos veces. Ya hemos visto cómo terminan aquellos que abusan del poder: ejemplo: Montesinos.

Cette dernière fin de semaine nous a apporté des nouvelles un peu désagréables à nous les journalistes. Un malintentionné a informé à Lima que des journalistes quechuas étaient en train de soutenir un assaut contre le commissariat de Andahuaylas. Cette nouvelle qui a du faire rigoler les journalistes de la radio  Karibena a même été reprise par un journal chilénophile appelé El Comercio, et a ainsi pu être diffusé dans le monde via l'AP.
Mais les attaques ne se sont pas arrêtées là :  le président régional d'Apurimac aurait appelé la radio Karibena pour dire qu'il allait la fermer "pour avoir appuyé la grève". Nous pensons que, si c'est vrai, il y aurait un plan machiavélique contre la radio Karibena, la seule qui informe d'une manière partiale en ce moment. Le journal OPINION a aussi reçu un message d'intimidation de la part des autorités régionales. Que cherchent-ils ? Fermer le journal ? On le saura dans quelques jours.
Ils veulent fermer un journal ? Nous en ouvrirons 10. Ils veulent censurer une radio? Nous en ouvrirons 20. Ils veulent lier nos mains pour nous empêcher d'écrire ? Nous écrirons 5 fois plus d'articles. Ils veulent fermer notre g***** ? Nous crierons par milliers.
Le pouvoir ne dure pas, surtout dans ces temps de guerre asymétrique. Et ceux qui abusent du pouvoir devraient y penser 2 fois  parce que nous avons vu comment cela se terminait pour eux. Vous voulez un exemple ? Vladimir Montesinos !

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