Discrimination dans les boîtes

Publié le par El Nino

Faut croire qu'il y a des ondes qui circulent entre Trujillo et Lima. Je lisais hier un article dans "La Republica" sur la discrimination dans les discothèques. Et hier soir, mon pote Arnaud a rédigé un article sur les "cholos".

Donc, voici ce qu'il s'est passé selon le quotidien de centre-gauche :

La discothèque de Miraflores (Sud de Lima) Mama Batata a été sanctionné par Indecopi (Organisme étatique de défense des consommateurs) pour pratiques discriminatoires envers un certain Auguston Barron. Celui-ci affirme qu'on l'a empêché d'entrer dans la discothèque pour son aspect physique métis. Selon le propriétaire de la boîte, Daniel Reinoso, ledit Augusto aurait été interdit d'entrée parce qu'il se trouvait en état d'ébriété.
Pour appuyer encore plus son argumentation,  M. Reinoso a signalé qu'on peut montrer des photographies où on voit des personnes de toutes les races à l'intérieur du lieu. Il a aussi ajouté qu'au moment où le personnel d'entrée a refusé l'accès à M. Barron, celui-ci serait devenu agressif jusqu'à provoquer une bagarre.

Evidemment, ce n'est pas à travers ces quelques déclarations faites à un média connu pour avoir des opinions pas vraiment progressistes malgré son positionnement idéologique (vous trouvez le PS honnête vous ?) qu'on peut se faire une idée. En ce qui concerne les personnes de toute race qui se trouvaient à l'intérieur au moment des faits, on pourrait signaler que cela n'empêche absolument certains d'avoir des comportements discriminatoires. En effet, certains "cholos" sont acceptés dans les boîtes car ayant une apparence vestimentaire qui atteste d'un haut niveau social. Quelques "cholos" ont en fait le même langage que certains Maghrébins qui ont des opinions anti-immigration (n'est-ce pas Rachida Dati), c'es-à-dire qu'ils pensent qu'il n'y a pas de racisme au Pérou. Et ça c'est un comble ! On peut donc parfaitement imaginer que certaines personnes "basanées" ont été acceptées car montrant patte blanche en ce qui concerne leur statut social alors que d'autres, métis et moins riches, ne seront pas acceptés.
D'autre part, beaucoup de mes élèves, malgré leur mentalité pas toujours réjouissante, m'ont rappelé à de nombreuses reprises que la discrimination s'exprime  régulièrement, et surtout au travail et dans les discothèques. Des boîtes ont été fermés à cause de pratiques discriminatoires.
Ensuite, j'ai déjà pu voir sur des blogs des personnes s'exprimant ouvertement pour l'interdiction des cholos dans les discothèques car, disent-ils, "ils aimeraient bien s'amuser entre eux" (entre blancs quoi).

On peut donc affirmer sans crainte que même si le cas de M. Berron était exagéré, cela n'enlève rien au fait que la discrimination est un fait avéré et notoire au Pérou, nié par très peu de personnes.

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