Conchuda

Publié le par El Nino

Aujourd'hui, j'ai décidé d'être vulgaire. Vous m'excuserez, mais c'est pas moi, c'est lui, ou plutôt elle.
Elle, je veux dire la grosse conne qui insulte Arnaud. Lire d'abord ceci avant de continuer avec mes insanités.
D'après mes collègues péruviens, "conchudo" veut dire "gonflé", ce qui n'est pas une insulte en français, mais l'est bien en espagnol péruvien. Après tout, "grosse conne" veut bien dire "conchuda". On pourrait aussi dire garce, petasse, et tous les autres mots qui commencent par p et qui servent à caractériser une femme que je déteste.
La femme que je déteste (sans la connaître), c'est la mère de l'enfant qui ne fait pas bien ses devoirs. Faut quand même le faire ! Nous, on se crève le cul à donner le meilleur enseignement possible aux gosses, et il y a des enfoirés de parents qui laissent tout faire. Comme je disais à mes parents hier : "Les gens mal éduqués, c'est la faute aux parents". Ils étaient tout à fait d'accord avec moi. Il n'y a rien de pire que les gens pourris gâtés à qui on ne refuse rien.
Moi, j'ai de la chance : on ne m'a jamais traité de "malo prof". Peut-être en coulisses, mais je ne peux de toute façon pas satisfaire tout le monde, et les gens qui croient que je vais laisser passer leurs gosses alors qu'ils ne connaissent pas le mot "faim" après une centaine d'heures, ils peuvent aller jouer au golf. Je sais bien que ces gens-là ne connaissent pas la faim, et qu'ils s'en fouttent complètement des gens qui crèvent de faim, mais il y en a marre à la faim ... pardon fin.
Certaines personnes pourraient peut-être nous reprocher de trop politiser l'affaire. Comme le dit un tract "gauchiste" : "La lutte des classes existe, les patrons l'appliquent". Je veux dire par là que ce sont ces salopards de bourgeois qui ont commencé la guerre en premier en se croyant tout permis (conchuda, va !) et en réduisant les profs à des employées de maison, et donc des esclaves. Quand on est maltraité, il est normal de réagir, et je politise donc l'affaire en disant qu'un enseignement de qualité, non-élitiste, c'est la lutte contre les inégalités sociales et les salopards de mafiosos qui l'engendrent. L'affaire va plus loin puisque eux se permettent de critiquer et nous on doit fermer notre gueule. C'est ça la liberté d'expression au Pérou : les opposants sont terroristes ou mal éduqués, c'est à dire qu'ils ne sont pas polis avec les gens qui les maltraitent. Vous accepteriez ça vous ? Pas moi. Et je les emmerde, je les envoie au diable. L'enseignement au Pérou, c'est la lutte entre l'argent et des valeurs comme le travail, la discipline, le respect, la responsabilité.

J'espère que ça se terminera bien, Arnaud. En fait, je pense que cette affaire pourrait avoir de bons effets : se tirer de celle école de nazis, aller ailleurs où on te réclame et où les gens sont plus respectueux. Par contre, je n'attendrais pas de me faire virer : je démissionnerais moi-même, je dirais tout ce que je pense à cette conchuda et je sortirais de l'école en criant "VIVA CHAVEZ !"

Connasse ...

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@tom 16/06/2007 22:55

édifiant! au Chili ce n'est pas comme ça, heureusement! En revanche, Chavez... autant je l'aime bien pour son opposition à Bush (entre autres), autant ce qu'il fait avec les médias hérisse le poil du journaliste qui sommeille en moi

ElNino 14/06/2007 20:24

J'aurais du déposer un brevet ...

arno 13/06/2007 23:07

y'a vmt des ondes car ce matin je pensais vraiment lui dire en pleine face: "de momento, están tranquilos pero esperen a que hagamos la revolución y ahi serás mi esclava huevona!!!jajaja"malheureusement je ne l'ai pas vu ce matin!!! abuuuuu

Tony 13/06/2007 22:49

Tu n'es plus numero uno :http://www.therealperu.co.uk/

Tony 13/06/2007 19:20

;-)