Les larmes de crocodiles des médias

Publié le par El Nino

Je ne suis pas dans un état super calme. Bon, ça va, je ne grimpe pas encore au mur, mais quand même. 
Déjà hier, alors que je regardais un DVD de l'Alliance avec "Question pour un champion, spéciale langue française" avec ma femme, celle-ci a eu la mauvaise idée de poursuivre le DVD avec d'autres documents avec par exemple un clip de Lara Fabian. Ca fait mal aux neurones ce truc. J'ai bien essaié de soigner le traumatisme avec du Souchon, mais je ne suis pas sûr que cela ait marché.

Bon, à part ça, je vais encore odieusement m'attaquer à la liberté d'expression aujourd'hui. Les médias latino-américains s'en donnent à coeur joie tous azimuts ces temps-ci en sautant sur toutes les déclarations de ces salopards de dictateurs populistes que sont Correa, Morales, et Chavez. Pour mettre en perspective toutes ces déclarations, je les comparerai avec ce qu'il se passe actuellement en Colombie.

D'abord, le voyage d'Adolf Nazinger continue à faire des vagues. Le président bolivien Evo Morales a vite réagi aux déclarations de Benoît XVI selon qui il y aurait une résurgence de régimes autoritaires et dépassés en Amérique Latine. Chavez s'est aussi fendu d'une réaction en répondant qu'il espérait que Benoît XVI réfléchirait un peu plus la prochaine fois. Mais le Pape, qui visiblement perd un peu la mémoire avec l'âge, a estimé que les Indiens n'avaient jamais été évangélisés de force par les Conquistadores d'Amérique Latine. La réaction de Chavez à cette "opinion" peut être lue ici et verse dans le bon sens, un bon sens que toute personne éprise de Justice et de Respect approuverait.
Evidemment, les médias s'en sont encore une fois pris à Chavez en disant qu'il ne fallait pas ainsi s'en prendre au Pape. C'est vrai, le pauvre, il souffre. Et les tombes des Indiens d'Amérique ne sont pas recouvertes de sang. Mais bon, il faut le comprendre : il a collaboré au pire régime qui ait jamais existé sur Terre. Donc, les génocides, il ne connaît pas.
Rafael Correa, lui, dans un tout autre contexte, a expulsé un journaliste de la salle de presse où il faisait une conférence. Notons que selon le président équatorien, il y a eu expulsion parce qu'il y avait insultes, diffamation et agressivité de la part du journaliste. Je n'ai malheureusement pas plus d'infos à ce sujet, mais je suis prêt à parier mes sandales réconfortantes après une dure journée de travail qu'au vu du passé et des innombrables actes de diffamation venant des journaleux mafieux latino-américains qu'il n'y nulle exagération dans l'expulsion de ce journaliste. La liberté d'expression, oui. Mais je dois rappeller que les insultes et la diffamation sont punissables aux yeux de la loi, en tout cas en France.

Vous mettrez donc cela en parallèle avec les déclarations du président colombien Uribe (dont vous avez certainement entendu parler) qui a déclaré qu'il allait libérer Ingrid Betancourt et les autres otages. A ce moment-là, aucun questionnement de la part des médias sur la légitimité et surtout l'efficacité d'un tel acte qui conduirait probablement à l'éxécution des otages. Ben oui, des otages, ça sert de monnaie d'échange et on les flingue s'il y a attaque, ils ne sont pas là pour servir de guide touristique dans la jungle. Si Betancourt est assassinée, on aura certainement les médias du monde entier pour se scandaliser d'un tel acte. Ce serait dramatique, certes, mais des dizaines de milliers de personnes sont mortes en Colombie, 75% à cause  des paramilitaires, et la presse ne dit rien contre cela. Le plus extraordinaire, c'est que personne dans les médias serviles n'a compris que cette opération de force que préparerait l'Armée colombienne n'est en fait qu'une manière pour Uribe de cacher ses liens avec les paramilitaires, soupçons que l'on avait déjà avant sa première élection, mais qui éclatent au grand jour depuis le scandale des liens entre Alvaro Araujo et les paramilitaires. Alvaro Araujo est le frère Maria Araujo, Ancien Ministre des Affaires Etrangères qui a démissionné depuis. L'affaire fait tâche d'huile évidemment. Voir l'excellent article de Maurice Lemoine sur le sujet.

Vous avez donc d'un côté des présidents manifestement de toute bonne foi qui sont constamment attaqués par la presse, et de l'autres des présidents mafieux à propos de qui on oublie tous les méfaits. Et le pire, c'est que les gens ne s'en rendent même pas compte ou cherchent toutes les excuses pour ne pas l'admettre.

Note : Toutes mes excuses pour le sujet tronqué sur Piura d'hier. Encore un problème chez Over-Blog, on dirait. L'article a été republié dans son entièreté, mais j'ai perdu le gentil petit mot d'Ismaelita. Voici néanmoins ce que j'ai pu récupérer à travers ma notification sur courriel :

"Bonjour, péruvienne d'adoption moi aussi, je retourne m'installerà Ayacucho l'année prochaine, travaillelr avec mes marionnettes sur ces questions d'auto-estime, de racisme et réconciliation que tu évoques dans tes pages (Voir blog "Ismaelita" dans les liens). Ca pourrait être intéressant de rester en contact. A suivre ..."

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