Huaraz (3)

Publié le par El Nino

Après mon voyage à Huaraz, je dois faire le bilan. Je déteste vraiment Lima. Ses gens je veux dire. La mentalité qui y règne est affreuse : suffisante, arrogante, individualiste, froide, malhonnête, grise. On pourrait trouver plein de défauts. L'urbanisme est différent. Il y a certaines choses intéressantes sur ce plan-là. Mais peu importe, s'évader de cette ville est important. On se donne déjà rendez-vous le 28 juillet, jour de la fête nationale, pour goûter aux joies du monde rural.

Avant Huaraz, j'avais pu connaître Piura. Une sympathique ville régionale, la cité de la chaleur éternelle, avec ses 35° en été et ses 25° en "hiver". Est-ce vraiment le climat qui rend les gens si molassons ? Sans doute que oui. Sur l'heure du midi, on ne fait rien, on résiste à la chaleur. Et on essaie de travailler le reste du temps. En attendant, les gens de Piura ne savent vraiment pas respecter les horaires et leurs promesses, et cela est vraiment agacant. Heureusement, ils sont charmants. Mille fois plus joyeux et chaleureux que les gens de Lima. Quand je pense aux moments que j'ai vécus là-bas, il y a un brin de nostalgie et de tristesse, à un point tel que retourner dans cette ville serait presque comme un pèlerinage au source du bonheur communautaire.

Cuzco, quant à elle, m'a déçu. Je sais que cela va étonner certains. La ville est très jolie, ses monuments splendides, mais encore une fois il règne une mentalité que je n'aime pas. Une mentalité axée sur le tourisme, le gain de l'argent, une mentalité trop individualiste pour les gens des montagnes à mon goût. Heureusement, tout n'est pas généralisé comme à Lima, mais on devine la mentalité commerciale qui unit inévitablement Cuzco et Lima : les touristes débarquent au Pérou à Lima, et volent ensuite vers Cuzco. Toute l'économie suit le mouvement, la mentalité aussi.

Trujillo est une ville sans arrogance, une ville simple, montrant ses joyeux au monde entier, mais prenant cela avec beaucoup de philosophie. On peut au détour d'une rue rencontrer un restaurant convivial, un magasin serviable, un joli bâtiment colonial.

Huaraz est une ville typiquement de montagne, c'est à dire un peu vieille, pas spécialement en bon état. En revanche, elle rivalise avec Piura pour la chaleur qu'on y rencontre (au niveau de la mentalité je veux dire). C'est une ville encore plus simple que Trujillo, mais pour cela elle rayonne d'humilité. La spontanéité y est extrême et on aime converser avec le sourire, en étant positif.

Arequipa, elle, est merveilleuse. Elle n'atteint pas le degré de chaleur de Huaraz et Piura, mais sa beauté est envoûtante. Ses paysages sublimes. On y viverait si l'économie y était adaptée. Ses gens, malgré leur réputation d'arrogance, aiment converser sur l'histoire, la culture. Ils sont très cultivés, et aiment le montrer. Elle est dans mon coeur pour toujours. Pas une ville ne rivalise pour moi avec Arequipa. Aucune ville que j'ai connue jusqu'à présent en Amérique ou en Europe ne combine autant le sublime, le rêve, l'enchantement et un accueil aussi simple.

Publié dans Voyage et Nature

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